Une danse, une sorte de dernière chance...
Un mouvement en entraînant un autre, en somme.
C'était un peu notre histoire qui s'écrivait entre deux pas, à l'aube d'un nouveau pas...
Tes doigts qui glissent assurés sur mon échine frémissante...
Tes yeux, tes yeux si fous, si flous...
Tes yeux brûlants d'impatience détaillant chaque courbe, chaque espace, chaque creux de mon corps à mon c½ur...
Comblant chaque vide de toi à moi, de moi à toi,
Me forçant à saigner dans l'abandon le plus total...
À me faire tomber, à me faire tomber en toi... encore et encore...
Laisser ton empreinte, violer ma demeure, mon âme dans un va-et-vient éternel qui se tisse lentement sur mes lèvres...
De mes lèvres à tes lèvres, entends mon chant, viens... parle-moi, dis-moi, dis-moi avec ton corps, avec ton c½ur, de cette éternité exempte de mots... juste avec de l'invisible... des mots insaisissables en somme...
Des mots, enfin, qui s'échouent à l'aube de tes lèvres attendant les miennes... attendant que je vienne les prendre...
Tes lèvres sûres de leurs effets,
Des lèvres sculptées à même la volupté,
De tes lèvres à ta sensualité cruelle
Est-ce là tout ce que je possède...
Peu importe, j'ai d'autres clés, j'ai ton âme, j'ai ton c½ur, cette nuit... cette vie
Je t'ai toi, tout entier, tout en nudité
Je t'ai toi,
Je me perds en toi indéfiniment,
Je m'étends en toi,
Je me pends à toi,
Tentant de suspendre le temps...
De suspendre ton souffle, ta grâce fragile et voluptueuse
Jusqu'à suspendre ton flot violent de mots,
Ces mots qui s'écrivent sur mon corps
Qui se lisent de ton corps à mon corps...
Ton corps, un bel Apollon de marbre qui s'éveille à la vie, à l'envie sans la dire,
Car non, tu ne dis pas, tu attends et ton corps le dit pour toi,
Tu attends avec sagesse et impétuosité, tu attends, tu m'attends...
Tu murmures ton amour, savamment calculé, furieusement timide... et pourtant tellement vrai tant il s'épanouit à brûle pourpoint en mille mots sur mon corps
Tes mots ne sont qu'un vent, qu'une vague,
Tes mots ne sont que mortels...
Tes mots, tes sourires impatients, pauvres patients de ma passion...
Mon bel Apollon, cesse de me dire l'amour, prends-moi donc encore et encore, grave l'amour en moi de ta plume...
De ta propre chair à ma chair propre...
Attends mon baiser, vois-tu comme je te le tends,
Sens-tu mes lèvres, entends-tu ce qu'elles te disent....
Mes lèvres en manque, mes lèvres en attente de leur héroïne...
En attente de toi...
Sens tu mes doigts qui sur ton torse écrivent ce que ma bouche ne sait plus dire : l'amour pur et intact,
La première fois que mes doigts touchent un corps, le sais-tu ça...
Il a suffi d'une danse, te souviens-tu de cette première fois où nous avions dansé ensemble, il a suffi d'un pas silencieux pour lancer un hymne d'amour
Car de mes doigts fins, ce soir, de mes lèvres et de mon corps tout entier, je te crie mon amour, je te donne mon éternité...
Je t'aime...
Je t'appartiens...
Je t'aime à t'appartenir...
J'aime à t'appartenir...
Je t'aime Loic !